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Réchauffement climatique (3/3) - Conséquences sur les océans

Dans le précédent article, nous expliquions dans les grandes lignes l'impact du réchauffement sur la fonte des glaces (relire ICI) et la montée du niveau des mers. Mais rappelons également que l'élévation des eaux est aussi liée au phénomène de dilatation des eaux due à l'augmentation des températures moyennes.

Mais d'autres phénomènes sont également à prendre en compte.

En effet, l’augmentation de température modifie également la physico-chimie des eaux : – la solubilité d’espèces minérales est fonction de la température, – la solubilité de l’oxygène qui diminue avec la température (d’où une menace d’anoxie pour les espèces aquatiques), – la densité modifiée perturbe aussi la circulation des courants océaniques : cela impacte directement le climat de certaines régions du globe.

Impact sur l'acidité : exemple des coraux.

Bien sûr l’accroissement du CO2 favorise également l’acidité des eaux (à cause du CO2 qui se dissout, donnant l’acide carbonique) ce qui est très préjudiciable pour les écosystèmes marins et la chimie de l’eau en général (modification de la solubilité de bon nombre d’espèces).

On a bien sûr rapidement en tête, à juste titre, l’exemple des récifs coralliens avec l’un des plus célèbres, la grande barrière de corail au large des côtes d’Australie. Ils souffrent d’ores et déjà à cause de l’augmentation des températures et de l’acidité croissante actuellement détruits.


Certains deviennent tous blancs car la symbiose des coraux avec des petites algues appelées zooxanthelles est rompue. Lorsque la température s’élève (même moins de "un degré" en plus est préjudiciable), le corail rejette ses hôtes et blanchit ; il finit par souffrir d’un manque de nourriture que lui procurait son partenaire.

L’acidité croissante (une augmentation de 30 % a été observée dans certaines zones) est également préjudiciable pour la tenue de l'exosquelette composé essentiellement de calcaire. Certaines espèces de coraux n’ont pas la capacité de résister.

Par effet boule de neige, les espèces marines qui trouvent refuge au sein des récifs coralliens sont elles-aussi impactées.


Impact des océans sur le climat

On pourrait se dire que dans un sens, l'absorption du CO2 par les océans constitue un bon "puits". Le problème est que cette absorption est fonction de la température ce qui a des conséquences désastreuses : une boucle de rétroaction positive se met en place.

En fait, la dissolution est favorisée à basse température ce qui fait que l’absorption du dioxyde de carbone se fait plus facilement au niveau des eaux polaires.

Là où il fait plus chaud, les océans vont diminuer leur capacité d’absorption : la concentration de l’atmosphère risque alors d'augmenter encore accentuant encore le réchauffement climatique et la température des océans qui absorberont encore moins (c'est la boucle de rétroaction positive) et c'est l'emballement.

C’est pour cette raison que les négociations de la COP21 se sont focalisées à limiter le réchauffement climatique à 2°C, afin d'éviter l'emballement.


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